Le séminaire inter laboratoires est porté par deux membres titulaires d’unités de recherche différentes, dont au moins une de la Mmsh, dans une approche interdisciplinaire. Ils peuvent éventuellement s’appuyer sur des partenariats interinstitutionnels déjà existants, avec un autre organisme national de recherche ou des institutions culturelles, des services des collectivités territoriales ou de l’État ou des organismes associatifs.
Le séminaire à vocation académique compte au moins quatre séances par an.

Le séminaire porte sur une pratique sociale qui remonte à l’Antiquité. Grecs et Romains faisaient volontiers appel aux pouvoirs du logos pour modérer le chagrin suscité par les événements malheureux. Cet arsenal discursif est aujourd’hui discrédité par ses aspirations normatives et ses prétentions rationnelles. Cependant, l’acte de consoler demeure un impératif social, même s’il emprunte de nouvelles voies, dont témoignent notamment la psychanalyse, l’art-thérapie ou les éthiques du care.
L’objectif est de croiser approches scientifiques et expériences thérapeutiques pour mieux saisir les enjeux d’une pratique qui est l’aboutissement d’une longue histoire.
Responsables scientifiques :
Le réseau thématique de recherche sur les migrations en Méditerranée fédère les activités d’un certain nombre de laboratoires autour des enjeux migratoires en Méditerranée et au‐delà. La question interdisciplinaire large qui sous‐tend ce réseau est celle de la circulation, dans l’espace et dans le temps, des hommes, des pratiques, des savoirs et des idées. L’espace méditerranéen est le terrain central de cette réflexion, envisagée à différentes échelles, des configurations locales aux dynamiques régionales et internationales.
Le réseau favorise le dialogue interdisciplinaire en sciences humaines et sociales entre archéologues, géographes, sociologues, politistes, historiens et anthropologues de la Maison méditerranéenne des sciences humaines et sociales et d’autres laboratoires de recherches d’Aix-Marseille Université et de la Région Sud-PACA investis sur la thématique migratoire.
Responsables scientifiques :
Le projet vise à structurer, autour d’un séminaire commun, les études relatives aux questions de citoyenneté en Méditerranée sur le site d’amU. Il s’appuie sur la plateforme numérique Matérialités citoyennes, éditée par la Mmsh, conçue comme un outil scientifique collaboratif et évolutif. Interdisciplinaire par essence, le projet ambitionne de réunir historiens, anthropologues, sociologues, géographes et politistes travaillant les formes d’affiliation politique dans les sociétés méditerranéennes, de l’Antiquité à nos jours, et d’offrir un espace commun de réflexion, de comparaison et de mise en relation des enquêtes. Le séminaire constituera le cadre de ces échanges.
La plateforme Matérialités citoyennes constitue le cœur du projet. Elle réunit des enquêtes situées centrées sur la façon dont les choses, les lieux, les statuts sont le support des revendications citoyennes. Ces enquêtes, ancrées dans tout le pourtour méditerranéen et sur plus de vingt siècles, sont restituées dans des notices articulant des textes courts et des matériaux d’enquête (archives, images, sons, vidéos). La plateforme permet de naviguer entre les notices en suivant un parcours thématique et analytique (thesaurus de mots-clés), géographique ou chronologique. La circulation d’une notice à l’autre permet de rapprocher et de visualiser des expériences localisées de revendications citoyennes éloignées dans le temps et dans l’espace. Pensée comme un outil de recherche et de valorisation, Matérialités citoyennes entend faire de la recherche un espace collectif.
Site Web : https://kaleidomed-mmsh.cnrs.fr/s/materialites-citoyennes/page/home
Responsables scientifiques :

Coorganisé entre Marseille et Aix-en-Provence par Emmie Le Galès (IMAF), Martina Ambu (CNRS, Aix Marseille Univ, TDMAM), Hadrien Collet (Iremam), Eloi Ficquet (Césor et CeRCLEs) et Amélie Chekroun (Iremam), a pour ambition de donner la parole aux jeunes chercheur. e. s (doctorant. e. s, postdoctorant. e. s, nouveaux et nouvelles titulaires) en histoire, anthropologie, linguistique, archéologie et histoire de l’art, dont les recherches touchent à l’histoire du continent africain sur le temps long. Chaque séance réunit deux intervenant. e. s travaillant sur des espaces et/ou des disciplines différentes, autour d’une thématique commune, afin de favoriser les discussions et les échanges et mettre au jour des questionnements transversaux. L’objectif est de réfléchir de façon collective à notre rapport aux sources, aux méthodes et aux terrains afin d’écrire l’histoire de l’Afrique et de montrer le dynamisme des recherches actuelles, pluridisciplinaires, trans-aires et trans-chronologiques.
Site Web : https://www.cpaf.cnrs.fr/spip.php?article1096
Responsables scientifiques
L’expression « route de la soie » a connu ces derniers temps plusieurs déconstructions successives. La plus communément acceptée aujourd’hui est celle qui met le premier terme au pluriel (« routes de la soie »), mettant en valeur le fait que les échanges entre l’espace méditerranéen et l’Asie de l’est ne se faisaient pas seulement le long d’une route unique, ni même uniquement de routes terrestres, mais suivaient des voies variées, aussi bien au nord qu’au sud de cette « route » initiale qui traverse l’Asie centrale jusqu’en Chine.
Encore plus récemment, une deuxième évolution se fait jour dans cette historiographie.
Suivant le modèle de la micro-connectivité proposé pour la Méditerranée en 2000 par P. Horden et N. Purcell, les nombreuses routes identifiées ont été étudiées de plus près, et on a insisté de plus en plus sur le mouvement plutôt segmentaire et fractionné de ces échanges est-ouest : on aurait eu plutôt des « départementales » de la soie que des autoroutes.
Responsables scientifiques :