Un réseau thématique est coordonné par deux membres titulaires de deux unités de recherche différentes, dont au moins une de la Mmsh, en collaboration avec des institutions extra-académiques, dans une approche interdisciplinaire. Son but est de créer les conditions d’échanges scientifiques et/ou extra-académiques au sein d’une équipe de recherche et de construire des savoirs inédits dans une complémentarité disciplinaire.
Le réseau n’a pas vocation à programmer un cycle de séminaires.
En avril 1989, à la frontière sénégalo-mauritanienne, paysans sénégalais et éleveurs mauritaniens s’affrontent violemment, les premiers reprochant aux seconds de laisser le bétail divaguer sur leurs terres de culture. L’affrontement fait deux morts, plusieurs blessés et provoque une crise diplomatique majeure entre Mauritanie et Sénégal. Dans les deux pays, c’est le début de longues semaines de violences raciales.
La volonté de créer un réseau thématique part du constat que les événements de 1989 ont longtemps constitué un tabou, tant parmi les populations que parmi les chercheurs. Des terrains récents laissent apparaître une forme de libération de la parole ou un désir de la susciter du moins. La question de la transmission de la mémoire de cette période est posée aussi comme une nécessité par les personnes interrogées alors que les acteurs et actrices, témoins, adultes au moment des événements, sont vieillissants et que certains sont décédés.
À partir d’un premier cercle composé de 6 personnes, pensé comme le moteur du réseau, il s’agit de prendre contact, agréger et animer un collectif de chercheurs ; de solliciter des financements ; de suivre le travail d’identification et d’archivage de la documentation ; de construire des projets de livrables (académiques, archivistiques et culturels).
Responsables scientifiques :

Le réseau thématique « Le Maghreb des anthropologues. Écritures et circulations depuis les indépendances » se propose de fédérer des chercheurs et des chercheuses internationaux.les en anthropologie, études berbères, études arabes dialectales, en dialogue avec les disciplines proches (histoire, sociologie, science politique) dans un double objectif : mener un état des lieux et une cartographie ; engager un chantier éditorial. L’analyse des acteurs, de leurs trajectoires intellectuelles et disciplinaires, de leurs inscriptions institutionnelles et de leurs domaines de recherche permettra de questionner les champs de production, de circulation, de diffusion et de médiation du savoir anthropologique à partir du Maghreb.
Image © G. Fabbiano, 2012. Circulations et horizons
Responsables scientifiques :
Ce projet s’ancre dans le programme interdisciplinaire PRATIQMED « Pratiques pastorales et artisanales en Méditerranée à la fin de la Préhistoire : exploitation différenciée du mouton et de la chèvre », porté par E. Blaise (ASM), le dispositif a pour objectif de diffuser auprès du grand public, des scolaires et de la communauté scientifique les résultats d’une recherche innovante croisant archéologie, archéozoologie, tracéologie, archéométrie et biochimie.
Ce travail donnera lieu à la réalisation d’une exposition temporaire, modulable et réutilisable dans différents espaces muséographiques. En terme de perspective, la publication d’un catalogue associé, ainsi que l’élaboration d’un cycle de séminaires vont faire l’objet d’un second volet sur l’année 2027.
Il étudie les pratiques d’élevage et d’exploitation des moutons et chèvres entre le IVe et le IIe millénaire avant notre ère, période marquée par de profondes mutations socio-culturelles dans le sud de la France. Plus que des bêtes de boucherie, ces animaux jouaient aussi un rôle central dans les productions artisanales. Cet aspect culturel des sociétés préhistoriques demeure insuffisamment étudié et valorisé. L’analyse porte sur des sites majeurs du Néolithique du Midi méditerranéen à travers trois axes de recherche : gestion des troupeaux, alimentation animale, et identification des espèces utilisées dans la fabrication d’objets en os.
La diffusion des résultats est un objectif central dont l’exposition constitue un livrable majeur, renforçant le lien entre patrimoine, sciences et société. Elle se déclinera en deux formats : une version muséale, intégrant la présentation d’objets archéologiques accompagnés de supports de médiation, et une version itinérante, plus légère, reposant sur des supports de communication mobiles. Le musée Urgonia, implanté au cœur d’un territoire où l’élevage demeure un patrimoine vivant, accueillera la première édition de cette exposition en 2026. S’inscrivant dans une dynamique pluriannuelle. Une version itinérante pouvant s’adapter à d’autres institutions est envisagée. En outre, la réalisation, d’un catalogue d’exposition accessible au grand public, ainsi qu’une série de séminaires animés par les spécialistes, destinés aux chercheurs, étudiants et acteurs du patrimoine, complètent les objectifs du réseau.
Responsable(s) scientifique(s) :